Le salon du made in France 2014

 

salon_made_in_franceÀ la recherche de renseignements sur la manière de combiner : t-shirt + fabrication française + pas trop cher,  je me suis rendue au salon du MIF qui avait lieu ce week-end à Paris. Le timing et le lieu étant parfait, je l’ai pris comme une invitation personnelle à solutionner ma problématique. Et… franchement je n’ai pas trouvé de solution miracle bien que les conversations furent très intéressantes. Alors, je vais d’abord tester, solidifier Josette avant d’élaborer des t-shirts présentant un coût de fabrication élevé mais total local histoire de ne pas se planter dès le démarrage. Bon, en même temps, actuellement la sérigraphie est déjà frenchie et la conception aussi puisque j’habite dans l’hexagone, ça compte ?

Je pense à la comparaison du coût de la main d’œuvre en France au coût de la main d’œuvre chinoise dans le reportage de Benjamin Carle que voici.

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Extrait du reportage Made in France de Benjamin Carle

CQFD… Impossible de lutter.
Benjamin Carle, justement était au salon, son implication dans la fabrication française, la sauvegarde des emplois a visiblement dépassé le cadre de son reportage. Il est… agréablement surpris d’être interpelé par des jeunes qui lui disent « J’ai demandé à ma mère de m’acheter des XXX fabriqué en France ! » « Tu as vu, j’ai un manteau YYY fabriqué en Dordogne !« .

L’industrie, la provenance, la fabrication, et ceci est mon propos, concernent donc les jeunes ? Ces mêmes jeunes qui pour les médias sont désenchantés, sacrifiés, perdus, n’ont jamais assez de respect, de valeurs ou pire encore parlent le Kevin. Ces jeunes, le motivent. Et moi, je vous invite à regarder son reportage, jeter un œil sur sa box de Noël pendant que je cherche à résoudre mon équation : t-shirt + fabrication française + pas trop cher après avoir philosopher sur la jeunesse !

 

 

Bio + Fabriqué en France = le poly handicap du textile

Concrètement avec la délocalisation, les confectionneurs textiles français se font rares. C’est comme dans The Day After Tomorrow, les numéros d’appels que vous avez demandés ne sont plus attribués, les usines ont fermé. Pour trouver des survivants il faut aller dans l’Aube (10) , la Somme (80) et l’Oise (60). Ces départements composaient encore il y a quelques années des viviers textiles français, malheureusement ils ont fondu, la faute au contexte économique dit-on. Les petites mains ouvrières du textile sont en Chine, en Inde ou au Bangladesh. La qualité, le précieux savoir-faire sont au rendez-vous sur le territoire français mais le fil de coton bio est une demande rare, donc peu tissé à moins d’être une multinationale et avoir des commandes volumineuses à passer. Le minimum représente souvent 300 pièces par modèle différent. Pour être plus précis, il s’agit de mètre linéaire de tissu à teindre. Le teinturier prendra de préférence 300 mètres linéaires de tissu par couleur différente. Donc, à défaut de volume, la 2ème solution est d’ accepter un coût de fabrication élevé parce que confectionner français multiplie déjà le prix et lorsque c’est une petite série on multiplie encore au minimum par 4.

Bref, c’est un casse-tête chinois, Indien ou Bangladeshi, cela dépend. Il faudra peut-être trancher dans le vif, faire des compromis.

  • Choisir entre des t-shirts en coton bio fabriqués à l’étranger certifié GOTS, oeko-tex 100, etc… pour proposer un prix qui ne vous fasse pas fuir et me permette de casser ma croûte. Ou des t-shirts en coton « normal » pour sauvegarder des emplois en France, c’est cornélien. Parce que bio + Fabriqué en France c’est être poly handicapé du textile.
  • Choisir entre un éventail restreint de couleurs sur un catalogue OU faire fabriquer ses propres teintes pour proposer des coloris différents…
  • Choisir de rester fidèle à ses valeurs de créateurs, valeurs qui coûtent cher. La liberté de création sans compromis a bien un coût de revient !

Et comme, je veux tout, je finirai par une élégante formule, j’ai comme qui dirait « les fesses entre deux chaises ».

 

 

 

 

 

Le premier billet.

 

Que dire pour le premier billet inaugural ?

Bienvenue tout le monde ?

Un jour j’ai ouvert un blog…  j’ai trouvé ça mortel !

Nouveau thème, nouveau contenu, nouveau projet, nouveau nom de domaine… Je recherche une mascotte et pourquoi pas un nom d’animal :
Le hibou (déjà pris)
La belette
Lucette la belette, peut-être ?
Le hérisson
Le tarsier
La marmotte
L’oppossum
Le raton laveur
La chouette…
Josette la chouette

Validé, ce sera Josette la chouette, le nom et la mascotte.
Ce sera ma marque, j’ai envie de fabriquer des objets, de retrouver cette phase grisante de recherches, de profusion d’idées, un projet qui se peaufine car je viens de terminer ma seconde BD. Il y a la joie d’un aboutissement, celle de contempler le résultat de son travail et la mélancolie d’avoir à nouveau les mains vides, le syndrome de la page blanche.
Je vais créer un e-shop. Voilà un visuel que j’ai mis en en-tête du blog car il me faut bien moins de temps pour dessiner une version plage et une version montagne que pour installer WordPress… Autant se faire plaisir et demain ce sera moins drôle puisque qui dit e-shop dit Prestashop !

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